28 avril 2008
Et si on allait en Afrique?
La
cuisine maghrébine ou nord-africaine qu’elle soit algérienne, marocaine ou
tunisienne a fait l’objet de nombreux ouvrages et s’est aisément exportée dans
le monde entier. Le couscous et les tajines n’ont plus de secret pour personne,
chacun d’entre-nous les déjà gouté, apprécié et parfois préparé… Or, l’Afrique
ne s’arrête pas au nord ! L’Afrique est un immense continent, dont nous
connaissons finalement peu de choses.
Victime
d’une actualité peu clémente, fruit d’une histoire souvent douloureuse, l’Afrique
est aujourd’hui, malheureusement, plus connue pour ses guerres que pour son art
culinaire.
Erreur,
grosse erreur !!
Ce
continent, pour peu qu’on s’y intéresse, nous réserve des surprises de très bon
goût… Il recèle une incomparable richesse de saveurs et de parfums, d’un
exotisme peu courant…
La
diversité des climats et des cultures offrent de nombreuses possibilités et de
combinaisons souvent inconnues de nos latitudes.
On
rencontre deux types de régimes alimentaires en Afrique subsaharienne. Le
premier, celui des régions sèches comme dans l’Est et le Sahel, est basé
essentiellement sur des céréales (de types riz, sorgho, mil)… alors que le
second, celui des régions centrales et occidentales notamment, contient des
féculents comme le manioc et l’igname et des plantes comme la banane plantain
qui est également consommée dans les Antilles.
Par
exemple, on trouvera du Dégué, sorte
de « couscous » de mil que l’on accommode sucré ou salé selon les
occasions en Afrique sahélienne, de l’Attiéké,
« couscous » de manioc en Côte d’Ivoire et toute sorte d’autres
aliments aux consonances exotiques et chantantes…
Pour
les îles, c’est encore différent.
La
cuisine Malgache, par exemple, profite des produits issus de sa nature et de
son histoire. On y cuisine volontiers les viandes et le poisson avec des
épices. En effet, ce sont les portugais, maîtres longtemps incontestés du
commerce des épices, qui ont découvert l’île en 1500.On les prépare aussi
souvent avec des brèdes (terme
désignant tout type de fanes comme celle de manioc et feuilles comestibles),
des oignons et de l’ail. Les plats nationaux malgaches sont d’ailleurs un
savant mélange de ces influences. Le ravitoto,
mélange subtilement de la viande de bœuf, une purée de brèdes de manioc et du
lait de coco. Le Roumazava combine
également viande, brèdes, tomates, ail et gingembre. Tout cela est bien entendu
servi avec du riz qui est, comme dans de nombreuses régions du monde, la base
de l’alimentation.
En
Afrique et dans ses îles, on le consomme aussi cassé (1 ou 2 fois).
En
ce qui concerne, les autres îles, telles Maurice, la Réunion, Mayotte, les
Seychelles, les Comores, les influences asiatiques, indiennes et chinoises,
sont très perceptibles. C’est souvent une cuisine très épicée, voire pimentée.
Bien entendu, chaque île a des spécificités qu’on ne saurait lui retirer !
Le
tout est que la cuisine africaine est délicieuse. C’est avant tout un subtil
mélange de saveurs ! D’Est en Ouest, du Nord au Sud en passant par les
îles, la nature et les savoir-faire locaux, faits d’une histoire passionnante,
lui confère un goût et une richesse toute particulière !
A découvrir et surtout à goûter absolument !
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=452661&pid=8985645
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :



