30 mai 2008
Chou-Fleur et pommes de terre au colombo
Voilà une recette qui pourrait nous venir des îles!
En effet la poudre de colombo est aux Antilles ce que le curry est à l'Inde. Tout un symbole et surtout l'épice donne son nom au plat dans la composition duquel elle rentre, en bonne place!
Comme le curry, il ne s'agit pas d'une épice mais d'un mélange d'épices... Mais Colombo c'est avant tout la capitale du Sri Lanka anciennement Ceylan, grande île au sud de l'Inde. Mais ce détail n'en est pas uniquement un! C'est bien de là que cette précieuse poudre qui fait le délice de nos îles pourrait tenir son nom.
Si la présence indienne à la Réunion est bien connue et reconnue, on ne pas en dire autant de celle de Guadeloupe et de Martinique. Pourtant, ces îles gardent les traces de cette immigration qui devait dans un premier temps être temporaire. Les fameux tissus Madras ne sont-ils pas l'élément essentiel du costume créole et leur nom même témoigne de leur origine indienne!!
D'autre part, malgré l'absence de publicité autour de cet évènement, c'est en 2003 que l'on a fêté le 150ème anniversaire de l'arrivée des premiers indiens dans les Caraïbes... Peut être l'histoire parfois douloureuse de cette immigration explique-t-elle ce ''silence'' de l'Histoire. En effet, la plupart des immigrants venus des Indes Orientales sont arrivés sur ces terres nouvelles des Indes Occidentales dans des conditions particulières. Leur venue parfois forcée fut une conséquence directe de l'abolition de l'esclavage en 1848... Les Français en accord avec les Anglais décidèrent de répondre ainsi à une subite pénurie de main d'œuvre dans les plantations de canne à sucre...
Ainsi arrivèrent sur les deux îles plus de 60000 Indiens des comptoirs français des Indes Orientales. La majorité d'entre eux étaient d'origine tamoule comme l'un des 2 groupes peuplant le Sri Lanka, d'où la similitude du mot colombo... Ainsi arriva donc le colombo qui donna alors son nom à ce qui est devenu par la suite le plat national antillais qu'il soit de porc, de poulet ou de cabri...
Tout comme pour le curry, la composition du colombo peut varier, on y retrouve toutefois toujours le curcuma, le piment, le cumin, la coriandre, le gingembre...
Enfin, pour ma part en utilisant la base d'ingrédients d'un colombo classique qui est un plat de viande et de légumes (Aubergines et pommes de terre la plupart du temps) épicé , j'ai préfèré réaliser un colombo végétarien! Cette dénomination étant tout à fait arbitraire et ne souhaitant pas trahir complètement l'esprit du plat je l'ai plutôt appelé légumes au colombo...
Voici donc ma recette adaptable bien sûr...
CHOU-FLEUR ET POMMES DE TERRE AU COLOMBO
Ingrédients
- 2 oignons en dés
- 2 gousses d'ail pressées
- 2 grosses pommes de terre épluchées et coupés en gros dés
- 300 de fleurettes de chou fleur
- 3 tomates grossiérement émincées
- 2 c.à soupe de purée de tomates
- 1 bouquet d'herbes mélangées (1/3 coriandre, 1/3 persil, 1/3 ciboulette)
- 1 c. à soupe de colombo en poudre
- 1/2 c. à café de poivre
- 1/2 c. à café de piment rouge
- Huile
- Sel
Préparation
Faites chauffer 2 cuillerées à soupe d'huile dans une cocotte, mettez les oignons à revenir. Lorsqu'ils sont translucides, ajoutez l'ail. Mélangez bien et ajoutez les épices et mélangez à nouveau.
Salez et mettez vos légumes, pommes de terre, fleurettes de chou-fleur et tomates ainsi que la purée de tomate. Remuez bien. Couvrez et laissez cuire ainsi pendant 5 minutes, le temps que les saveurs et les arômes de mélangent harmonieusement. Pendant ce temps faites chauffer environ 1/2 litre d'eau.
Après les 5 minutes, ajoutez les herbes émincées et mouillez à mi-hauteur avec l'eau chaude.
Couvrez, baissez le feu au minimum et laissez cuire 30 minutes en mélangeant de temps en temps.
Vérifiez la cuisson des légumes selon votre goût et servez avec du pain, du riz ou tout autre accompagnement.
Bon appétit!!!
28 mai 2008
Filets de rougets aux vermicelles de riz au Wok
Cette recette aurait aussi bien pu faire partie de la rubrique "Exploration" que de la rubrique "Humeurs citadines". Elle est, en effet, rapide et facile à préparer et n'a été qu'un premier essai culinaire sans recette précise, finalement réussi...
Toutefois, comme la majorité des ingrédients et la technique auxquels elle fait appel nous viennent essentiellement d'Asie, il me semblait plus juste de la joindre aux "Parfums" de ce continent...
Le Rouget n'est pas un poisson particulièrement utilisé dans la cuisine asiatique tout simplement puisque les eaux entourant ce continent n'en abrite pas. Qu'il soit barbet ou de roche, on le rencontre plutôt en Méditerranée, le long de la rive Atlantique de la Mer du Nord au Sénégal...
Cette recette, pour être encore plus asiatique, peut être réalisée avec des crevettes... Mais bien entendu toutes les adaptations sont possibles!
Ingrédients
- 5 filets de rougets
- 100 gr de vermicelles de riz
- 1 oignon vert en lamelles
- 1/2 poivron rouge (vous pouvez faire un mélange de couleurs)
- 1 carotte coupée en rondelles
- 1 brin de citronnelle haché
- 2 piments secs
- 1 c. à café de gingembre haché
- 1 gousses d'ail pressé
- 1 c. à soupe de ciboulette
- 1 c. à soupe de basilic
- 1 c. à soupe de sauce de poisson
- 1 c. à soupe de pâte de curry vert
- 1/2 c. à café cumin en poudre
- 1/2 c. à café de coriandre en poudre
- 1/2 c. à café de poivre blanc
- sel
- huile
Préparation
Commencez par faire tremper les vermicelles dans un saladier jusqu'au moment de les utiliser.
Faites chauffer 2 cuillères d'huile dans un wok (ou une sauteuse profonde) et mettez y tous les légumes coupés.
Ajoutez la citronnelle.
Mélangez bien et laissez cuire 10 minutes en remuant de temps en temps.
Après ce temps, mettez les épices, les piments, le gingembre, l'ail, la sauce de poisson et la pâte de curry vert. Salez peu ( la sauce de poisson l'est déjà).
Mélangez bien, ajoutez les herbes et mouillez d'un verre d'eau. Après ébullition, disposez les filets de poisson et laissez cuire 5 minutes.
Quand le poisson est cuit, retirez le et réservez jusqu'au service.
Egouttez les vermicelles, coupez les en deux grossièrement et jetez les dans le wok. Mélangez bien pour qu'ils s'imprègnent de la sauce. Faites les cuire 5 minutes jusqu'à ce qu'ils aient absorbé le liquide.
Dressez le plat en disposant les filets de rougets sur les vermicelles.
Bon appétit!!
Informations et suggestions
Cette recette est légère et facile à réaliser surtout parce qu'elle peut facilement s'adapter.
La quantité de poisson est donnée à titre indicatif... tout dépend de votre appétit.
Vous pouvez assaisonnez dans l'assiette de sauce soja selon votre goût.
Cette recette se prête à nombreuses variantes: avec des crevettes, d'autres poissons, des lamelles de poulet ou de bœuf (il faudra alors les faire revenir avec les légumes dès le début et les laissez durant la cuisson des pâtes).
On peut également remplacer les piments secs par des piments frais émincés et ajoutés dès le début.
La liste des légumes peut très bien être modifiée à l'infini selon vos goûts: haricots verts, tomates, rondelles de courgettes...
La pâte de curry vert, dont je vous ai déjà parlé (voir ici), est disponible toute prête dans les magasins de produits exotiques mais aussi de nombreux supermarchés. Je tâcherais toutefois de vous en donner une recette prochainement.
27 mai 2008
Filets de poulet aux abricots et raisins secs
Ce plat pourrait aussi bien être d'inspiration algérienne que marocaine. La cuisine de ces deux pays recèlent, en effet, de nombreux plats sucrés-salés à base de viande de poulet ou d'agneau.
Le Maroc possède une des gastronomie les plus riches et les plus variées du monde. Elle s'est bien exportée, le tourisme qui est une des premières sources de richesse du pays, y ayant grandement contribué. Les tajines, fleurons de la cuisine marocaine, sont aujourd'hui connus partout. Ils tiennent leur nom de l'ustensile en terre dans lequel ils cuisent. Celui-ci permet une cuisson à l'étouffée sans trop de matière grasse. Les aliments gardent ainsi leurs qualités gustatives et nutritives. Les Tajines se préparent avec de la viande, des légumes mais aussi avec des poissons et des fruits de mer, l'ouverture sur un océan et une mer permettant une immense diversité. Le couscous est l'autre plat "national" marocain. Il est d'ailleurs commun aux trois pays du Maghreb. C'est souvent le plat des grandes occasions aussi bien en Algérie, qu'au Maroc qu'en Tunisie.
Chaque région du Maroc possède ses spécialités, ses épices et ses aromates. Chacune développe son art et son savoir faire avec les produits de son terroir et les influences de son histoire. Les zones rurales nous livrent des plats simples, rustiques et savoureux tandis que les villes, comme partout ailleurs dans le monde, offrent généralement une grande variété de mets raffinés et adaptés à la vie citadine ainsi qu'aux attentes des touristes venus chercher un peu d'exotisme...
La cuisine algérienne est un peu moins connue et est souvent confondue. Elle possède toutefois ses spécificités et ses délices propres. C'est une cuisine où l'utilisation des épices est parcimonieuse et précise. Comme la cuisine turque d'aujourd'hui, elle est le résultat d'une longue histoire. Le couscous est vraiment le plat national. Il est lui bien local car d'origine berbère. On a retrouvé des tessons de couscoussier datant de l'époque de Massinissa, roi numide contemporain de l'Empire Romain. On le rencontre partout dans le pays avec des variantes d'Est en Ouest et du Nord au Sud. On notera cependant que le Sud du pays, peuplé essentiellement par les Touaregs d'origine Berbère, a de réelles particularités du fait de son climat et de son histoire. Peut-être aurais-je un jour l'occasion de vous parler de la célèbre "Taguella", galette de farine cuite sous le sable?
Les 2/3 du territoire algérien sont occupés par le désert du Sahara, qui, s'il ne possède pas un sol fertile, dispose d'un sous-sol extrêmement riche... Par conséquent, la majeure partie de la population se concentre dans le 1/3 nord et c'est bien sûr là que tout se passe et s'est passé ;-)
Aujourd'hui, la cuisine algérienne se révèle le fruit d'un superbe mélange de simplicité, de rusticité et de raffinement avec des distinctions mineures mais notables entre les régions.
Outre le couscous, les Berbères sont à l'origine de préparation simples à base de céréales, de légumineuses et de légumes frais. Les Arabes ont introduit les dattes et certaines épices précieuses. Les Ottomans ont marqué leur passage surtout dans les grandes villes comme Alger où l'on trouve de nombreuses recettes de légumes farcis (les dolmas) et de plats sucrés-salés... Les Pâtisseries aux amandes et au miel d'origine orientale (venues certainement avec la dynastie des Omeyyades) se disputent les becs sucrés avec des petits gâteaux fourrés ou non plus secs mais tout aussi fondants et savoureux qui se rapprocheraient plus d'une tradition purement méditerranéenne.
La recette d'aujourd'hui s'inspire de ces deux cuisines proches mais différentes. Elle est à la fois simple et élaborée. Elle ne nécessite pas un grand nombre d'épices et se prépare très rapidement.
Traditionnellement, on utilise des morceaux de poulet mais là je n'ai pris que des filets... Cela ne gâche rien bien au contraire.
Ingrédients
- 300 gr de filets de poulet en lamelles
- 2 gros oignons émincés
- 2 c. à soupe de mélange de persil et coriandre frais hachés
- 1 c. café bombée de poudre de 4 épices
- 1 c. à café de curcuma
- 1 c.à café de cannelle en poudre
- 20t d'abricots secs trempés dans 1/2 verre à thé d'eau de fleur d'oranger
- 1 poignée de raisins secs trempés dans 1/2 verre à thé d'eau de fleur d'oranger
- 1 c. à soupe rase de sucre
- sel, poivre blanc
Préparation
Faites chauffer 2 cuillères à soupe d'huile et faites y revenir les oignons émincés.
Pendant ce temps saupoudrez les morceaux de poulet de 4 épices et de curcuma et mélangez les bien pour que les épices recouvrent la viande de toutes parts.
Lorsque les oignons sont bien dorés et attendris, ajoutez le poulet et remuez bien.
Retournez chaque morceau pour les arômes se mélangent bien. Salez et saupoudrez de sucre.
Laissez cuire ainsi 10 minutes.
Après ce temps, ajoutez les herbes, mélangez et disposez les abricots et raisins.
Saupoudrez de cannelle, couvrez et laissez en cuire 15 minutes à feu très doux. Si vous aimez le sucré, vous pouvez ajouter une cuillère de sucre avant de couvrir.
C'est déjà prêt!!
Vous pouvez le servir tel quel ou avec un accompagnement de votre choix. Par goût, j'ai préparé du riz au curcuma caramélisé (dont la recette va bientôt suivre).
En fait ce plat n'est pas très sucré. Personnellement, je ne fais pas trop cuire les abricots et surtout pas avant de les ajouter dans ma préparation de viande. Cela leur permet de garder un peu d'acidité et de tenue.
25 mai 2008
Kheema Matar- Boeuf haché aux petits pois et à la tomate façon Kikou
J'ai préparé ce plat pour accompagner mon riz à la menthe et au lait de coco mais bien entendu les deux sont entièrement indépendants.
Il s'agit d'un plat originaire du nord de l'Inde, c'est pour cela qu'il peut être préparé avec du boeuf. En effet, cette région abrite historiquement une grande partie de la population musulmane du pays dont les interdits alimentaires ne sont pas les mêmes qu'ailleurs dans le pays.
Je dois avouer que j'ai vraiment adapté la recette à mon propre gré. Le plat d'origine est un curry dit sec, c'est à dire qu'il ne comporte pas de sauce. J'y ai mis très peu de viande et y ai également ajouté des pommes de terre en dés, ce qui est moins "grave" dans la mesure puisque certaines variantes indiennes le font aussi.
Dernière petite incartade, j'y ai mis un peu de lait de coco, ce qui est peu commun dans le Nord où l'on préfère la crème et le beurre. La noix de coco et ses dérivés sont surtout utilisés dans la cuisine des régions côtières...
Je vous livre donc ma recette un peu dénaturée mais délicieuse car elle conserve tout de même ses saveurs essentielles... ;-)
Ingrédients
- 100 gr de boeuf haché
- 1 oignon haché
- 1 petit bol de petits pois cuits (environ 150 gr)
- 1 pomme de terre en dés
- 1 piment épépinée en rondelles
- 1 c. à soupe d'ail pilé
- 1 c.à café de gingembre pilé
- 1 petit bouquet de coriandre fraiche hachée
- 2 tomates pelées en dés
- 2 gousses de cardamome
- 1 petit bâtonnet de cannelle
- 2 feuilles de laurier
- 1 c. à café de cumin en poudre
- 1/2 c. à café de coriandre en poudre
- 1/2 c. à café de piment en poudre
- 1 verre à thé de lait de coco
- sel
- huile
Préparation
Faites chauffer 2 cuillères à soupe d'huile, faites y rapidement revenir la cannelle, le laurier et la cardamome. Après 30 sec, ajoutez les oignons. Mélangez bien. Après 5 minutes mettez l'ail et le gingembre. Quand il sont bien revenus, adjoignez la viande hachée et travaillez à la fourchette pour séparer les morceaux.
Ajoutez le piment et les épices en poudre -cumin, coriandre et piment. Remuez et laissez cuire 5 minutes.
Mettez à ce moment les petits pois, les pommes de terre, la tomate. Mélangez, ajoutez la coriandre fraîche. salez.
Remuez votre préparation. Faites cuire à couvert 10 minutes à feu doux et mouillez ensuite avec le lait de coco.
Reprenez la cuisson pour 30 minutes environ.
Vérifiez que tous les légumes sont cuits avant d'éteindre et de servir...
Bon appétit!
23 mai 2008
Riz à la menthe et au lait de coco de Kikou
Voilà encore une recette de riz... Comme à la maison, on l'aime, je suis bien obligée et bien heureuse, d'innover et de trouver à chaque fois des façons différentes de le préparer.
Et fort heureusement, il peut se décliner à l'infini...
Hier, j'ai tenté une nouvelle expérience en y mettant du lait de coco. Le résultat ne nous a pas déçu. L'ayant réalisé sous le coup d'une inspiration subite, je vais vous la donner tout de suite la recette avant d'en oublier certains détails...
Certaines associations peuvent vous paraître bizarres mais n'y prêtez pas attention, vos papilles seront ravies!!
RIZ A LA MENTHE ET AU LAIT DE COCO FAÇON KIKOU
Ingrédients
- 1 bol de riz
- 1/2 piment vert
- 1/2 poivron rouge
- 1 poignée de feuille de menthe
- 1/4 de bouquet de coriandre fraîche
- 1 c.à soupe de ciboulette surgelée
- 1 c. à café de purée d'ail (ou 2 gousses d'ail pressées)
- 1 c. à café de purée de gingembre (ou 1/2 c. à café de gingembre frais)
- 3 clous de girofle
- 2 gousses de cardamome
- 1/2 c. à café de cannelle moulue
- 1/2 c. à café de graines de cumin noir
- 1/2 c. à café de graines Ajwan
- 1 c. à café de graines de nigelle
- 1 brique de lait de coco
- sel
- huile
Préparation
Lavez le riz à plusieurs eaux et faites le tremper jusqu'au moment de l'utiliser.
Faites chauffer 1 cuillère à soupe d'huile dans une casserole. Mettez les clous de girofle et les graines de cumin. Faites revenir 30 sec et ajoutez d'abord la cardamome, l'ail et le gingembre puis après avoir remué le piment en lamelles et le poivron en dés.
Mélangez bien et laissez cuire 5 minutes.
Ajoutez l'ajwan et le nigelle. Remuez.
Après 5 minutes de cuisson, salez et mettez les herbes hachées (ciboulette, menthe et coriandre). Mélangez et faites cuire 5 minutes.
Versez alors le lait de coco. Lorsqu'il est bien chaud, ajoutez le riz égoutté et saupoudrez de cannelle. Mouillez encore d'un petit verre d'eau.
Mélangez, baissez le feu, couvrez et laissez cuire 15 minutes.
Je l'ai servi avec du Kheema Matar qui est une des rares spécialités indiennes à base de viande de boeuf. Elle nous vient d'ailleurs du Nord. Par goût, j'y ai mis très peu de viande et y est ajouté des petits dès de pommes de terre. Pour ma recette très ''adaptée'', retrouvez la route des Indes...
Informations et suggestions
L'ajwan est une épice que l'on retrouve souvent dans la cuisine indienne. Ses graines ressemblent un peu à celles du cumin et sa saveur se rapproche du céleri. Il est pourtant issu de la famille du persil.
Son goût et son parfum très particuliers peuvent déplaire à certains palais.
Le cumin noir que j'ai employé pour cette recette est différent celui que l'on trouve habituellement dans nos magasins. On le confond souvent à tort avec le nigelle. Il s'agit d'une épice de la famille du cumin dont les grains sont plus petits et plus fins.On l'appelle également cumin royal ou cumin noir Kala de son nom indien. Il est essentiellement utilisé dans la cuisine indienne et plus particulièrement kashmiri, le Kashmir étant sa région d'origine!
De façon générale, évitez de le remplacer par du cumin classique mais pour cette recette tous les changements sont possibles...
Vous pouvez substituer ou ajouter à la ciboulette, un oignon haché en début de cuisson.Il apportera une note sucrée à ce plat!
22 mai 2008
Dhal de lentilles corail
Retour sur la Route des Indes!
Le terme 'dhal" désigne en Inde toute sorte de légumineuses, tant les lentilles que les pois chiches ou les pois cassés ainsi que le plat dont il est le principal ingrédient. Il en existe une infinie variété sous diverses appellations: massoor dhal pour les lentilles corail, chana dhal pour les pois chiches, moong dhal pour les haricots de soja, urad dhal pour une sorte de pois cassés blancs... On les trouve sous différentes formes et différentes couleurs, avec ou sans peau, entiers ou cassés...
Toutes ces graines ont en commun leur présence quotidienne dans les repas indiens formant ainsi avec le riz une des bases de l'alimentation indienne.
Les dhals-plats ne sont pas seulement un accompagnement. Leur richesse en glucides, en protéines, en fibres, en minéraux (fer, calcium) et en vitamines en font l'allié privilégié de tout indien surtout s'il est végétarien. L'apport nutritif considérable des "dhals" leur permet de remplacer savoureusement la viande. Complété, comme souvent, d'un plat à base de céréale (riz ou chapati) et d'un plat de légumes frais, ils permettent d'égaler avantageusement un plat de viande d'un point de vue nutritionnel.
De plus, pour pallier les désagréments qu'entraînent parfois leur consommation et faciliter leur digestion, ils sont associés à certaines épices tels le cumin, le fenugrec... pour leurs propriétés carminatives (évite les ballonnements, les spasmes et les flatulences) et digestives.
En réalité, la cuisine indienne est une véritable médecine et les vrais cuisiniers indiens des sortes de pharmaciens...
Il est à noter également que, comme beaucoup de spécialités indiennes, on retrouve les dhals dans la cuisine de certaines Iles de l'Océan Indien comme à la Réunion ou à Maurice où les Indiens sont venus travailler puis se sont installer au 19ème siècle. Mais c'est une autre histoire... ;-)
Voici donc une recette de dhal classique et basique à partir de lentilles corail (que j'adore)...
DHAL DE LENTILLES CORAIL
Ingrédients
- 1 bol de lentilles corail
- 1 oignon haché
- 2 gousses d'ail pressées
- 1 tomate râpée
- 1 piment vert coupé en rondelles facultatif)
- 1 verre de lait de coco
- 1 c. à café de curcuma
- 1/2 c. à café de poivre blanc
- 1 c.à café de fenugrec
- 1 c. à café de graines de cumin
- 1 c.à café de cumin moulu
- 1 petit bâtonnet de cannelle
- 1/2 c. à café de coriandre en poudre
- 1/2 c. à café de carvi moulu
- 1/2 c. à café de gingembre en poudre
- quelques branches de coriandre fraîche
- sel
- huile
Préparation
Laver à plusieurs eaux les lentilles et laissez tremper jusqu'au moment de leur utilisation.
Dans une casserole, faites chauffer 2 cuillères à soupe d'huile et jetez y les grains de cumin. Laissez les rissoler pendant quelques secondes puis ajoutez les oignons.
Faites les revenir quelques minutes. Lorsqu'ils sont tendres et un peu dorés, rajoutez l'ail, le piment (éventuellement) et toutes les épices. Salez. Remuez bien et laissez cuire 5 minutes.
Après ce temps, mettez la tomate râpée et un petit verre d'eau. Faites venir à ébullition et rajoutez les lentilles. Mélangez bien et versez le lait de coco.
Baissez le feu au minimum et laissez cuire ainsi en remuant de temps en temps pendant 15/20 minutes.
En fin de cuisson, saupoudrez de la coriandre fraîche hachée.
Servez avec du riz ou des chapatis ou à l'occidentale avec une viande...
Bon appétit!!
21 mai 2008
Demi-lunes aubergine-Ricotta aux aubergines
Quand je vous dis que l'aubergine est mon ingrédient, je ne vous mens pas... Je pourrais en manger à toutes les sauces! En préparation élaborée ou rapide, je l'adore! Elle se prête et s'adapte à toutes mes envies.
Comme je n'avais pas beaucoup de temps hier, j'ai imaginé cette recette très simple avec quelques conserves du fond de mon placard et des pâtes fraîches farcies aux aubergines et à la ricotta que je prends de temps en temps...
Ingrédients
- 300 gr de demi-lunes aubergine-ricotta du commerce
- quelques mini-aubergines ou 1 aubergine non pelée
- 3 tomates pelées en conserve
- 2 gousses d'ail pressées
- 1 c. à soupe de basilic émincé (frais ou surgelé)
- sel, poivre
- huile d'olive
Préparation
Laver les aubergines et coupez les en deux ou en demi-lunes si vous utilisez une grosse aubergine. Faites les rapidement dorer dans un peu d'huile d'olive.
Pendant ce temps, faites cuire les pâtes comme indiqué sur l'emballage.
En attendant, faites chauffer 2 cuillères à soupe d'huile d'olive dans une sauteuse. Ajoutez les tomates en boîte en les écrasant.
Après une minute, ajoutez l'ail et mélangez.
Egouttez les pâtes si elles sont cuites et réservez.
Mettez alors les aubergines dans la sauce tomate. Salez, poivrez et saupoudrez du basilic.
Mélangez délicatement tous les ingrédients pour ne pas casser les aubergines.
Rajoutez enfin vos pâtes cuites et mélangez doucement.
Ajoutez éventuellement un filet d'huile d'olive si vous aimez.
Simple et rapide!
Bon appétit!
Informations et suggestions.
Pour plus de rapidité, vous pouvez utilisez des aubergines grillées surgelées mais les aubergines fraîches sont très rapides à cuire...
D'autres types de pâtes peuvent parfaitement servir à la préparation de cette recette. Préférez cependant les "grosses" pâtes ou les pâtes longues qui s'accommodent mieux de ce type de sauce.
Je vous conseille d'utiliser dans la mesure du possible du basilic frais ou surgelé car le basilic séché a tendance à avoir moins de parfum et d'arôme. Toutefois, si vous en faites usage, ayez la main plus légère, il rend un peu d'amertume.
20 mai 2008
Pain de kermesse aux poires
Qui n'a jamais participé à la kermesse de son école? Quelle mère n'a jamais préparé à cette occasion un délicieux gâteau? C'est souvent l'occasion pour les enfants de faire valoir les talents de leur maman et pour les mères d'échanger leurs recettes...
C'est ce qui nous reste de la kermesse paroissiale traditionnelle. En effet, le terme même vient de "kirk" et "misse" qui signifient respectivement église et messe en flamand.
Il s'agissait donc à l'origine d'une fête organisée par l'église du village dans les pays du nord et du nord-Est de l'Europe. On les désigne toujours ainsi en Belgique, au Luxembourg et dans le Nord de la France notamment.
Rien d'étonnant alors à ce que ce gâteau nous viennent de cette région. Rien d'étonnant non plus à ce qu'il soit délicatement parfumé de cannelle et de vanille. Les pâtisseries belges et hollandaises sont en effet souvent préparées avec des épices comme en attestent les fameux speculoos. Ces habitudes ont bien évidemment agréablement influencé nos terroirs du nord...
Cette tradition témoigne bien du monopole hollandais dès le 16ème siècle sur les épices venues d'Asie grâce à la mise en en place d'une stratégie politique et économique adaptée. Ils s'imposent habilement auprès des locaux grâce à une image de commerçants tranquilles et supplantent ainsi leurs prédécesseurs européens alors en perte de vitesse. Nation de navigateurs et de négociants avec un pays naturellement tourné vers la mer, la Hollande a été l'un des premiers pays à avoir exploité à aussi grande échelle les précieuses richesses épicées de notre terre.
En créant en 1602, la Compagnie Hollandaise des Indes, ils tiennent l'Océan Indien et une partie de l'Océan Pacifique en montant des comptoirs dans les villes côtières.
Installés en Indonésie, ils s'emparent peu à peu de toutes les îles avoisinantes pour leurs épices (cannelle, girofle, muscade surtout car plus chères et plus convoitées que les autres). Ils prennent également le Cap en Afrique du Sud pour s'assurer une emprise totale de la route maritime vers l'Europe. Ils comprennent vite l'importance de la production dans le commerce et multiplient les plantations dans toute la région. En monopolisant le marché des épices les plus rares, ils créent une véritable spéculation et s'enrichissent considérablement.
D'autre part, ils s'aliènent les politiques chinois et japonais peu regardants tant qu'on ne touche pas à leurs propres commerces. Ils pactisent également avec les arabes en leur laissant la main sur certaines épices comme la cardamome. Ils réussissent ainsi à déloger les Espagnols et les Portugais et font fuir temporairement les Anglais.
Ils arrivent (à quel prix) à maintenir leur monopole pendant près de 2 siècles!! Ils déclinent peu à peu à la fin du 18ème siècle lorsque Monsieur Poivre, un botaniste français, réussit à subtiliser des plants de muscade et de girofle et à les transférer jusqu'à l'Ile Maurice (alors Ile de France) pour en recueillir quelques années après les précieux trésors. Cette entourloupe française, la tenacité anglaise et la loi économique aidant, les hollandais durent se faire à la concurrence et à la baisse du marché...
Il n'empêche que toute cette histoire nous a permis de pouvoir aujourd'hui profiter de parfums et de saveurs délicats!
Voilà donc une recette qui nous vient du nord et qui fleure bon les îles lointaines...
Pain de kermesse aux poires
Ingrédients
- 200 gr de farine
- 1 sachet de levure
- 125 gr de sucre
- 3 oeufs
- 100 gr de beurre
- 1 c.à café de vanille en poudre
- 1 c.à café de cannelle en poudre
- 1/2 c. à café de muscade en poudre
- 3 poires épluchées et coupés en quartiers.
Préparation
Commencez par préchauffer le four à 200°
Dans un saladier, battez les oeufs et le sucre jusqu'à ce que la préparation devienne blanche et mousseuse.
Travaillez le beurre à la fourchette pour le ramollir. Ajoutez le aux oeufs et battez bien.
Mélangez la farine, la levure et les épices.
Ajoutez le mélange de farine à la préparation oeufs-sucre-beurre. Mélangez bien.
Beurrez et farinez un moule.
Versez la moitié de la pâte dans le moule, disposez les quartiers de poires en étoile et recouvrez du reste de pâte.
Faites cuire 45 minutes à 190°.
Lorsque le gâteau est cuit, sortez le et laissez le refroidir complètement avant de le démouler.
Saupoudrez éventuellement de sucre glace pour le décor.
A déguster avec un thé, du café au goûter ou en dessert...
Une excellente façon de faire gouter les épices aux enfants...
Informations et suggestions
Ce gâteau est un franc succès dans ma famille depuis des années. Initié par mon père qui en a tiré la recette de son fameux livre de recettes du terroir dont je vous ai déjà parlé (ici), ma mère a désormais pris le relais avec moi... ;)
Dans la recette originale, il n'y a pas de muscade mais pourquoi y résisté? Elle se marie parfaitement avec les autres épices. Cela dit, n'en abusez pas, elle est plus piquante que les autres!
Pour donner un petit aspect croquant et délicat: avant d'enfourner, mélangez dans un petit bol une bonne cuillère à
soupe de sucre de canne avec une pincée de cannelle et une pincée de
muscade et saupoudrez-en le dessus du gâteau.
19 mai 2008
Fouace aveyronnaise façon pain perdu aux parfums des îles
Un petit retour gourmand en France pour découvrir ou redécouvrir l'Aveyron, entre l'Auvergne, le Languedoc et la Méditerranée.
Ce terroir dont le symbole est le célèbre couteau de Laguiole possède une richesse historique et gastronomique prodigieuse. Pays du Roquefort, du Bleu de Causses et terre-mère des viandes d'Aubrac, il renferme également un passé prestigieux. Sa situation géographique le place sur la route des croisades. Ainsi, les Templiers et les Hospitaliers, deux ordres qui ont fait l'histoire de cette période, lui ont légué un immense héritage en installant plusieurs sites d'accueil sur son territoire. Plus tard, les pèlerins traverseront ce même territoire en allant vers Saint-Jacques de Compostelle.
Le Moyen-âge a également superbement marqué ce département. Ses magnifiques paysages escarpés et sa nature verdoyante abritent depuis des siècles châteaux, forteresses, bastides et autres monuments témoignant de la grandeur des seigneurs de Rouergue, maîtres alors des lieux.
Mais on ne peut parler de l'Aveyron sans citer ses magnifiques villages comptant parmi les plus beaux de France.
Ce patrimoine historique et culturel peut certainement être source d'orgueil surtout quand il est conjugué avec une richesse culinaire variée et savoureuse.
Une situation géographique au carrefour de 3 zones climatiques (continentale-océanique-méditerranéenne) lui permet de nous offrir au fil des saisons une gastronomie riche et variée avec des fromages célèbres dans le monde entier, des viandes recherchées, des vins reconnus et de nombreuses autres gourmandises.
Toutefois, cette fois-ci, je voudrais vous présenter une seule de ces spécialités: la Fouace aveyronnaise ou de Campagnac.
Il s'agit d'une sorte de "brioche" parfumée à l'eau de fleur d'oranger, qui a particulièrement marqué mon enfance.
Une boulangerie parisienne, près de chez moi, en fait sa spécialité aussi loin que je me souvienne. Et jusqu'à maintenant, je ne refuse jamais de m'en offrir une part!
Cette pâtisserie serait née dans l'Aveyron, à Campagnac, il y a plusieurs décennies au sein d'une famille du village qui la servait alors en fin du repas. Visiblement, la recette a fait recette, puisqu'il existe depuis plus de 40 ans à Campagnac une boulangerie familiale qui fabrique de façon traditionnelle de la Fouace. Et surtout, cette délicieuse spécialité régale aujourd'hui le palais des habitants des régions alentours et ceux des Parisiens chanceux qui ont un vrai boulanger aveyronnais!
Comme j'ai été un peu trop gourmande (ou pas assez souvent chez moi), j'en ai trop pris la dernière fois, elle avait un peu rassis.
Mais comme elle est tellement bonne et que je ne gâche rien dans ma cuisine, j'ai donc décidé d'en faire une "Fouace perdue" et retrouvée sous les parfums des îles...
Nous avons pu continuer à nous en régaler au petit déjeuner.
Bien entendu, on peut utiliser de la brioche mais je n'ai pas résisté à l'envie de vous faire partager ce petit coin de nature et de délices qu'est l'Aveyron!
Fouace aveyronnaise façon pain perdu aux parfums des îles
Ingrédients
- 3 tranches de fouace rassis
- 1 oeuf
- 1 petit verre de lait
- 1 c. à café d'essence de vanille (production locale de Martinique pour moi)
- 1/2 c. à café de cannelle moulue
- 1 c. à soupe de sucre de canne
- beurre
Préparation
Préparez vos ingrédients.
Dans une assiette, battez l'oeuf avec le lait et la vanille.
Trempez un par un les morceaux de fouace dans ce mélange. Veillez à ce qu'ils soient bien imprégnés.
Faites chauffer un petit morceau de beurre dans une poêle et disposez les morceaux dedans.
Ne faites pas cuire à feu trop vif pour ne pas brûler les œufs. Lorsque les morceaux sont dorés retournez les et saupoudrez la partie dorée du sucre mélangé à la cannelle.
Lorsqu'ils sont cuits de l'autre coté, retournez les encore une fois pour faire caraméliser doucement le sucre pendant 1 minutes (toujours à feu doux).
Servez chaud saupoudré du reste de sucre-cannelle.

Un délice mettant en valeur la douceur et le parfum de la fouace relevé d'une petite saveur exotique, que les Aveyronnais me pardonneront j'espère!!
Pancakes
Pour le petit déjeuner dominical, après avoir flâner au lit et profiter de la dernière matinée de répit du week end, rien de vaut ces petites crêpes rondes et épaisses tout droit venues de l'autre côté de l'Atlantique.
En réalité comme beaucoup de spécialités nord-américaines, elles sont nés en Europe et ont découvert l'Amérique il y a quelques siècles déjà...
Donc si aujourd'hui les pancakes garnissent joyeusement les tables américaines au petit déjeuner en chantant "God bless America", ils ne manquent jamais de ravir le palais de nos amis anglais le jour de mardi gras. D'ailleurs le "Shrove Tuesday" est appelé plus communément "Pancake day" par nos voisins outre-Manche!!
D'autre part, il existe toujours en Europe, une version hollandaise et belge sous l'appellation " Pannekoeken". Tout aussi épaisse mais un peu plus grande, elle peut être dégustée sucrée ou salée en ajustant les ingrédients. J'ai eu l'occasion d'en préparer il y a quelques années. La recette, tirée d'un livre de cuisine hollandaise, préconisait de les garnir après les avoir retourner et de les plier en chaussons... Je vais tâcher de la retrouver pour vous la faire bientôt partager!
Je dédie ce petit billet à l'un de mes meilleurs amis, actuellement aux Etats-Unis, qui m'a vivement encouragé à ouvrir cette rubrique américaine aujourd'hui aux couleurs de la bannière étoilée...
Passons donc rapidement à la recette que j'ai pioché dans le délicieux livre vert de Rose Bakery, gentiment offert par "mon cher et tendre". N'ayant pas de balance, j'ai du adapté les proportions à l'oeil... Je vous donnerais donc les deux.
Ingrédients
- 1 bol de farine
- 1 sachet de levure
- 2 oeufs
- 1 verre de lait
- 1 c. à soupe rase de cassonade
- 4 c. à soupe de beurre fondu
- 1 pincée de sel
Préparation
Mélanger dans un saladier la farine, la levure, le sucre et la pincée de sel.
Dans la autre saladier, battez légèrement les oeufs avec le lait et le beurre .
Faites un trou au milieu de la farine et versez doucement la préparation aux oeufs en mélangeant délicatement.
Continuez à mélanger en incorporant petit à petit la farine. Cette méthode, qui est identique à celle de la préparation des crêpes, permet d'éviter les grumeaux en battant un minimum la pâte.
Votre pâte est prête à être cuite. Elle doit être souple et épaisse mais pas liquide. Vous pouvez la laisser reposer quelques minutes mais ce n'est pas nécessaire... Il fait toujours faim de bon matin!!
Faites chauffer une noisette de beurre dans une petite poêle et versez une petite louche de pâte. Ne l'étalez pas. Elle atteindra touts seule la taille adéquate. Cette opération est sans doute celle qui demande le plus de dextérité dans cette recette car il faut mesurer à l'oeil la quantité de pâte qui vous permettra d'avoir la taille souhaitée...
Lorsque des petits trous commencent à apparaître sur le dessus, retourner le pancake et faites le encore cuire quelques secondes.
Renouvelez l'opération pour les suivants. Vous pouvez ajoutez un petite noix de beurre sur chaque pancake quand il sort de la poêle. Empilez les au fur et à mesure. Cela permet également de conserver la chaleur.
Vous pouvez bien sûr les manger avec du sirop d'érable, à l'Américaine mais aussi avec de la confiture ou simplement avec du beurre... Toutes les folies sont permises!!
Avec de la confiture de griottes au chocolat.... Ou du Nutella....
Quoiqu'il en soit, c'est délicieux!!!
Informations et suggestions
Rose Bakery conseille de faire la pâte avec une cuillère en bois en ne la mélangeant que 8 fois après l'adjonction des ingrédients humides aux ingrédients secs. Un minimum de coups de cuillères vous donne le meilleur résultat!
Voici comme promis sa recette (hormis la cuillère en bois, le procédé est le même):
- 190 gr de farine
- 2 oeufs
- 22 cl de lait
- 1 c. à soupe de sucre en poudre
- 5 c. à soupe de beurre fondu
- 1/2 c. à café de sel
- 4 c. à café de levure chimique

































































